« Tout finit toujours bien. Si ça finit mal, c'est que ce n'est pas encore la fin. »

« Tout finit toujours bien. Si ça finit mal, c'est que ce n'est pas encore la fin. »

» Je sors doucement de mon profond sommeil. Ma tête est lourde, mes yeux me brulent, mes membres sont comme inertes et j'ai du mal à bouger. J'essaie de réfléchir mais je n'arrive pas à me souvenir ce que j'ai fait la veille. j'essaie de me redresser mais mes jambes sont trop lourdes et je n'arrive toujours pas à bouger. J'observe ma chambre avec intérêt. Pour tout vous avouez, c'est un vrai chaos. Plusieurs corps inertes allongés par terre, sont-ils tous en vie ? Des bouteilles d'alcool vides gisent sur le sol, ainsi que multiple doses de substances servant à la débauche. Hier a du être une longue nuit. Mes yeux, l'assèchement de ma gorge ainsi que ma tête tambourinant me rappellent, une fois de plus, les grosses conneries de la veille.

Mais que suis-je devenue ? Je fout ma vie en l'air, et les gens qui m'entourent m'y force. La drogue fait partie intégrante de ma vie à présent. Je ne mange pas, du moins, je ne mange plus. C'est comme ça. C'est peut être psychologique, mais manger est devenu secondaire chez moi. Je me vois encore parfaitement allongée sur le sol glacé de ma chambre d'hôpital. Il m'y ont emmener il y a maintenant 6 mois, j'y suis rester 4 mois. Il ne voulait plus de moi, je ne prenais pas de poids. Ils m'avaient enfermé là bas en croyant m'aider. Au contraire, il m'ont fait mourir à petit feu. Je les hais, je les déteste tous. Ces infirmières, ces docteurs, qui me narguaient avec leurs plateaux repas ignobles. J'étais coincée, toute seule. Personne ne m'aidait, tout le monde m'en voulait de ne rien avaler. Je n'avais pas droit au bouquin, ni droit à l'écriture. Le livre était la récompense de milles grammes pris. Le bloc de feuilles accompagné du crayon, c'était milles grammes également. Moi, je n'avais droit à rien. Même les vitres de ma chambres étaient teintées. Les infirmières fermaient toujours ma porte à double tours avant de partir. J'étais seule, dans le noir. Mais le noir est rassurant. Je me roulait en boule dans mes draps blancs trop propres, et réfléchissait à ma vie d'avant. Les cris des enfants refusant de manger résonnaient dans le couloirs, mais je n'avais plus peur. J'étais comme ça au début, mais avec l'habitude, je ne crie plus. Je ne crie plus, je ne parle plus.

Oui, ce séjour à l'hôpital Psychiatrique fut un vrai enfer. Je me laissais mourir, sans rien demander à personnes. Seuls les doses de calmants de vingts deux heures me faisaient du bien. Je voulait qu'il me laisse mourir tranquillement. C'est ce qu'ils voulaient tous. Ça se voyait à leurs blouses blanches et à leurs sourires narquois. «

# Gepost op zondag 19 oktober 2008, 09u22

Gewijzigd op zondag 27 december 2009, 11u41